Le Sambo

Le sambo est né en Russie dans les années 1920, crée pour les forces spéciales Russe et le KGB. Il fut démocratisé en retirant les techniques les plus dangereuses pour en faire un sport. Le sambo est un sport de synthèse qui regroupe une vingtaine de styles. Sa spécificité est le développement au sol, ce qui le distingue des autres sports de combat.

Son appellation est l’acronyme du russe « samozatchita bez orougia », ce qui traduit en français signifie : « autodéfense sans arme ».

Le premier nom que l’on trouve parmi les précurseurs est celui de SPIRIDINOV. Ce dernier était un officier de l’armée rouge qui avait pour mission d’élaborer un système de combat au corps à corps essentiellement destiné aux militaires. Entouré d’un groupe de soldats, il parcouru les différentes contrées de l’ex-URSS afin de découvrir les divers styles de luttes locales comme le kouriech tatare, le kapsagaï yacoute, le tchidaouba géorgien… Se rendant ensuite à l’étranger, il étudia divers arts martiaux. S’appuyant sur ses connaissances en lutte et pancrace, il synthétisa le tout en y incorporant également des techniques de boxe anglaise et française.

Le deuxième pionnier de la discipline se nomme OSHCHEPKOV. Ce dernier possède la particularité d’avoir passé une grande partie de sa jeunesse au Japon. Il y étudia le judo, devenant ainsi le premier russe à avoir une ceinture noire de cette discipline. De retour en URSS, il ouvrit une salle de judo et ju-jitsu et organisa des rencontres avec des japonais. Il dispensa également des cours de self-défense aux militaires. Il synthétisa les différentes luttes locales avec la lutte libre et gréco-romaine ainsi que le judo, créant ainsi la version sportive du sambo appelé en URSS « borba cambo » (lutte sambo). Il remplaça le tatami du judo par le tapis de la lutte et fut le créateur de la tenue de sambo que chacun porte encore aujourd’hui.

Enfin le troisième nom que l’on trouve parmi les pionniers est celui de KHARLEMPIEV. Ce dernier était un élève d’OSHCHEPKOV. Il en reprit le travail de synthèse et le 9 juin 1938 il participa à une démonstration devant les dirigeants soviétiques. Il affronta plusieurs adversaires issues des différentes contrées russes et sortit vainqueur de tous ses combats. Il insista sur le fait que sa discipline, supérieure à toutes les autres, ne pouvait être qu’une invention soviétique, masquant ainsi l’influence des autres arts martiaux et notamment du judo. A la suite de cette démonstration, le sambo fut officiellement reconnu sport national par les instances russes le 16 novembre 1938. Dans le même temps, KHARLEMPIEV devint pour les soviétiques le père de la discipline jusqu’à la réhabilitation d’OSHCHEPKOV. Longtemps confiné à l’intérieur des frontières de l’ex-URSS, le sambo s’exportera à l’étranger à partir des années 60. Il fut intégré comme troisième style au sein la Fédération Internationale de Lutte Amateur (FILA) en 1966/67.

LE SAMBO EN FRANCE

Le sambo fut officiellement introduit en France en 1972 par l’intermédiaire de la Fédération Française de Lutte (FFL). Devenant le 3ème style aux côtés de la lutte libre et de la lutte gréco-romaine, il prit son essor dans notre pays. Les premiers critériums nationaux furent organisés en 1973. En 1985, la séparation avec la lutte aboutit à la création de la Fédération Française Amateur de Sambo (FFAS). Etienne LABROUSSE fut élu président de cette structure. Le développement du sambo se poursuivit et la France terminera première nation mondiale en 1995. Malheureusement, en 1999 des différents entre dirigeants éclatèrent. Devant ces mésententes, le TGI de Dignes les Bains prononça la liquidation de la FFAS en 2001, notre discipline perdant à cette occasion son agrément ministériel. En 2008, le sambo fut réintégré à la fédération Française de lutte, récupérant de surcroit l’agrément ministériel.